jalousie ...

 


Tu ne convoiteras pas... la maison, la femme, la servante, le boeuf , l'âne de ton voisin,  ni rien de ce qui lui appartient

les derniers seront les premiers ...

au risque de la haine, du vol, de l’adultère, du meurtre... (dernier des dix commandements)


Nous en retrouvons déjà la trace dans la Genèse avec Adam et Eve  qui voulaient devenir comme des Dieux , le meurtre d’Abel... et chez tous ceux qui se laissèrent entraîner, par la suite, à l'écoute de leur jalousie ou de leur ambition ... même le roi David fut confronter à une convoitise toute charnelle  (coupable d’un adultère qui se termina par le meurtre du mari)

Comme il a du faire grincer de dents ce patron, qui a embauché toute la journée et qui donne, aux derniers arrivés, les ouvriers de la onzième heure (la journée de travail était alors de 12h !!!), le même salaire qu’aux premiers qui avaient travaillé dur depuis l’aube....


N’était-ce pas

un mauvais

calcul de sa

part ?

Les juifs comme les chrétiens ne sont pas meilleurs que les autres ; Jésus doit leur apprendre à changer de regard et à se rappeler que l’important n’est pas dans un  statut important ici-bas

ni d’avoir été les premiers à reconnaître le Dieu Unique,  mais de travailler avec Lui au bien commun...


le dernier à se convertir n’en sera pas moins aimé (et même pardonné comme le sera le bon larron sur la croix)




Les premiers  avaient pourtant bel et

bien reçu le salaire convenu ?

D’où vient leur frustration ?


Ne s’agit-il pas de cette pointe de

jalousie qui s’incruste dans le coeur de l’homme quand il envie le bien des autres plutôt que de s’en réjouir ?

un sentiment qui a fini dans ce cas par

lui faire croire qu’il est victime d’une injustice ?

la création de la Loterie

à l’époque de François 1er

CLIN DIEU


                L’Homme est un être de désir. S’il répond au besoin naturel de satisfaire ce qui est vital pour lui  (nourriture, boisson, sommeil..),  il désire aussi ce qui lui manque, ou du moins, c’est ce qu’il croit (ou qu’on lui fait croire...)

Le besoin cesse quand il est satisfait, mais pas le désir.

Le désir ne serait-il pas, au fond, un mirage du Bonheur qui se déplace au fur et à mesure que l’homme croit l’atteindre ?  Devant lui , le  poing fermé, de façon qu’on ne puisse savoir ce qu’il contient , Mr Désir, excite sa convoitise : devine ce qu'il y a dans ma main  ...n’est-ce pas ce qui te permettra d’obtenir ce que tu convoites ?


Alors l’Homme ne pense plus qu’à ce que cache cette main mais quand le mirage s’évanouit et que le tentateur ouvre enfin sa main...

elle est vide !

Envier ce que l’autre a et que tu n’as pas n’est pas un sentiment mauvais en soi si c’est l’aiguillon  du désir d’un esprit de compétition qui pousse à être aussi bon, aussi performant ou même meilleur en se surpassant... (on envie rarement les plus démunis.)

Mais il ne faut pas rater sa cible (traduction du péché) !

L’envie de posséder ce qui appartient à l’autre peut se transformer en convoitise et s’accompagner d’hostilité et de dépit pour devenir cette jalousie qui génère trop de souffrances pour être compatible avec le bonheur.

Il pourra chercher à se procurer le produit vu à la télé par chantage affectif ou parfois d’une façon illégale


mais surtout, surtout, la pub nous vend ses valeurs, et sa normalité. Elle est un appel constant à la consommation , affiché ou subliminal, qui s’attaque à un inconscient sans défense, lui fait croire qu’acheter, posséder...  rend heureux !


On voit s’ériger des générations d’enfants qui, faute d’un éveil à la vie, sont réduits à n’être que des consommateurs insatiables, blasés et tristes. Pierre Rabhi

L’enfant qui n’accède pas au produit vanté par la publicité, peut se sentir frustré, avoir un comportement violent,  voire agressif.

mais ATTENTION !


L’homme  est en quête de « toujours plus »,

au point d’épuiser, à ses dépens. la planète sur

laquelle il vit .


Il se croit libre et pourrait l’être s’il ne subissait

pas la dictature d’une hyperconsommation servie

par la publicité, qui entretient sa convoitise, crée

ses besoins, le rend insatiable, l’emprisonne ...

Les pubs ne sont jamais anodines surtout pour les enfants  qui en sont devenus

la cible préférée.

         Il est aussi difficile aujourd’hui de ne pas goûter aux fruits

du  progrès technologique ; comment résister à toujours plus de

confort, à toujours plus de loisirs, à toujours plus de biens

matériels ?...

Sans se soucier de leur santé, elles les ont amenés à préfèrer le soda à l’eau, les produits industriels aux produits faits maison et, bien sûr, les marques, les jouets sophistiqués etc...

les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu et tous ceux qui auront fait la volonté du père...

Mais comment sortir de cette surconsommation qui attise notre convoitise alors qu’on nous l’impose comme le modèle de développement de nos

sociétés ?

Comment résister à l’achat compulsif qui est le symptôme d’une insatisfaction permanente ?

Même s’il arrive aux publicistes de mettre leur talent au service de la morale et de l’éducation, c’est le budget des sponçors qui fait loi et leur but est de vendre et rien d'autre !

Si l’idée de “répression de la chair” est présente dans le christianisme, ce n’est pas pour nier le corps ou le priver d’une libido qui doit s’épanouir dans l’amour mais pour nous préserver de son esclavage

« Les fruits étaient désirables, séduisants à voir »

Ce désir sexuel que notre époque croit avoir libéré de la culpabilité que les religions auraient instaurée, laisse surtout libre cours à la pornographie sensée stimuler la libido.

Mais les pro du X et les 

clips de chanteurs entourés  d’un harem de filles  hypersexy n’alimentent que

la convoitise et les

fantasmes en dégradant l’image de la femme

MALadie qui considère

le frère

comme un concurrent,

le prochain

comme un objet,

et l'objet

comme une idole ...

Si la libération

sexuelle a permis à

des femmes de s’épanouir,

peut-on encore parler de

libération si nous

ne sommes plus que des

objets que l’on peut

consommer ?

Dans la parabole, il ne s’agit pas d’un patron comme les autres, bien sûr, mais du

Maître de la vigne,

le Big Boss,

Dieu lui-même

qui veut offrir le Salut pour  tous, et dont la générosité va bien au-delà de nos calculs humains.

Faut-il attendre d’être surendetté pour apprendre  que le vrai riche n'est pas celui qui a beaucoup d'argent, mais celui qui est reconnaissant de ce qu'il possède.

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Mes pensées ne sont pas vos pensées

et vos chemins ne sont pas mes chemins

COIN PRIÈRE


Change mon regard, Seigneur,

Guéris moi de toute jalousie

Apprend moi à aimer ce que j’ai

et à te rendre grâce en toutes choses.

Que ma convoitise soit comme cette bougie,

qui brille dans le noir,

laisse-moi l’approcher du brasier de ton amour

pour qu’elle fonde et disparaisse.